LES ECOLES DU VILLAGE

 (Laïques et Privés)

 

 

Lécole de garçons.

Longtemps les communes ne pouvant fournir de «maisons décole» aux régents, la classe se faisait dans les appartements de ces derniers, dans une étable, sous un abri quelconque ou même dehors, parfois dans les presbytères car il nétait pas rare que le régent, fut le curé ou vicaire (!) de la paroisse et même aussi le secrétaire des consuls puis des mairies.

La communauté de Pennautier ne disposa pas dune «école» digne de ce nom avant 1844.

Il est fort possible suivant dautres exemples connus dans dautres villages, que la classe pouvait aussi se faire dans une des salles de garde au 1er étage des tours-portes fortifiants le village avant 1772.

À partir de cette date (1772) la classe se faisait au rez-de-chaussée de la maison commune, (voir chapitre, mairies)  date de sa construction, avec une période au presbytère après la Révolution.


1ère mairie, au portail d'Amond, servi d'école

Les diverses archives mises à disposition des chercheurs ont permis de remonter jusquen 1493 où un certain Anthoine Géli, prêtre du lieu fut nommé régent (instituteur, maître décole) de la classe de garçons de Pennautier.

En 1514, nous trouvons un certain Bertrand Calvière.

En 1527, Jean Barthès est recteur.

(la liste des instituteurs et institutrices trouvés le long des recherches se trouve en fin darticle sur les écoles).

En 1694, cest le vicaire du village qui avait aussi les fonctions de régent, avec la gagne(*) de 30 livres par an.

(*)«la gagne» ancien terme utilisé désignant le salaire, le traitement, la paie.

En 1716, la communauté nayant pas réussi à nommer un régent des écoles, cest le sieur Falgoux notaire royal de Caux qui accepta loffice sous le bon plaisir de Sieur de Sévin seigneur de Pennautier..

(il est possible de supposé par pure conjecture que la classe se faisait peut être à cette période dans un office du château)

Entre 1782 et 1804, le sieur Germain David, écrivain, fut régent, au lendemain de la Révolution, les comités révolutionnaires saisirent les presbytères pour y installer les classes des écoles primaires.

Le 29 germinal an XI (19 avril 1803) les maisons presbytérales sont rendues aux prêtres.

Le citoyen Germain David est nommé instituteur mais ne pourra donc pas sy installer.

Il devra habiter et faire lécole dans la maison commune.

Il est aussi fait mention que linstituteur aurait son logement au 1er étage et le secrétariat de la mairie une partie du rez-de-chaussée pour y stocker les archives communales.

Dans une délibération du conseil municipal datée du 17 nivôse an XII (8 janvier 1804) on trouve quil est demandé au citoyen David Guillaume instituteur de quitter la mairie qui lui sert dappartement de fonction, pour laisser la place exclusivement à cette administration.

On y lit aussi quà cette date, linstituteur du village change. (A.D.11,4E279/1D18)

Au 25 nivôse an XII (16 janvier 1804) le citoyen Fraïsse est nommé instituteur de lécole laïque de garçons.

Il fera la classe au rez-de-chaussée de la maison commune mais percevra une indemnité de 36 francs au titre dindemnité de logement à charge de sen procurer un.
(A.D.11,4E279/1D18)

Le citoyen Fraïsse Guillaume instituteur est nommé greffier communal en remplacement de monsieur Tabouriech.

La maison commune devant recevoir des travaux, il lui est demandé daccepter dentreposer les archives communales dans une chambre de sa maison personnelle contre une indemnité au prorata de 24 francs lan.

(pas de mention à propos de la classe, elle devait certainement se faire, soit dans sa grande salle, soit au presbytère ou encore comme expliqué plus haut, dans un couvert quelconque).

En 1822, création dune caisse des écoles.
(A.D.11,4E279/1D21)

En 1834, linstituteur des garçons et linstitutrice de filles recevront un salaire fixe de 200 francs (lan) et une indemnité de logement de 40 francs annuel.

En 1835, le 6 novembre, il est acheté de lencre, des plumes, du papier, des livres afin que les élèves indigents puissent suivre la classe dans de bonnes conditions.

Il est aussi acheté un tableau noir et des imprimés relatifs à linstruction primaire.

Sur une soixantaine délèves que compte la classe ce sont 21 élèves de parents reconnus indigents, qui sont dénombrés par le maire en 1835 et 25 en 1836.

(On retrouve tout le long de la lecture des registres du conseil communal une série de familles indigentes reconnues par le maire exonérées de contribution scolaire).

Dans une délibération du conseil municipal il est dit, quavant 1844 lécole de garçons se faisait au rez-de-chaussée de lancienne mairie (n°04, plan 18).

En 1833, la décision fut prise que linstituteur, se vit alloué une indemnité de 30 francs lan, à charge de se procurer un logement, car au 1er étage se trouvait ladministration de la dite mairie.
(A.D.11,4E279/1D19)

En 1833, lécole primaire de garçons étant dépourvue de tables et de bancs une somme de 37,27 francs lui est allouée le 6 août afin den acheter.

La salle de la mairie devenant vraiment inappropriée au vue du nombre croissant délèves , il fut décidé dacheter une maison et den faire une maison-décole digne de ce nom.

Suite à la loi du 28 juin 1833 relative à linstruction primaire, cette maison (n°01, plan 18) fut achetée par la municipalité après délibération du conseil municipal du 1er juillet 1844, à monsieur Pierre Payré fils, agriculteur propriétaire de la commune, mandataire du sieur Jean Payré père, ancien retorseur(*) de laine, au prix de 2.200 francs.
(A.D.11,4E279/1D18)

Le conseil délibéra pour des travaux évalués à 1.450 francs pour modifier la maison en école (de garçons) et un appartement pour linstituteur.

Cet achat fut financé par laliénation de 4 parcelles de terre (vignes et champs) appartenant à la commune du tènement «lEstagnol» ainsi que 6 parcelles de vigne au tènement, «le bois de Liet».
(A.D.11,2OP2307)

                          
véritable 1ère école, avenue du portail d'Amond (façade et plan)

En 1852, lécole compte une soixantaine denfants assidus. (A.D.11,4E279/1R3)

La classe avait une superficie de 27,76m² et la cour de 139m² pour 65 élèves garçons de 6 à 13 ans.
(A.D.11,4E279/1M2)

Au commencement, la classe se fit au rez-de-chaussée et lappartement de linstituteur était au 1er étage.

En 1847, 60 garçons fréquentent lécole de garçons 52 filles le 24 fillles ne la fréquentent pas.

En 1848, ce sont 50 garçons qui fréquentent lécole de garçons et 34 filles lécole de filles.

22 garçons et 61 filles en âge dy aller ne la fréquentent pas.

Suite à cet état de fait une commission de conseillers est formée afin dinciter les parents à envoyer leurs enfants en classe.

En 1848, les écoles privées sont tenues aussi par arrêté ministériel de recevoir des élèves indigents dans leurs classes.

Puis le nombre délèves grandissant (au nombre de 80), un instituteur adjoint compléta lenseignement.
(A.D.11,4E279/1D21)

Cette maison se trouve être la maison dhabitation actuelle de monsieur et madame Dons Pierre, au n° 8 avenue du portail dAmont.

En 1856, suite au décret du 31 décembre 1853, le salaire de linstituteur passa de 200 francs à 600 francs annuels par décision du ministère.

Le salaire de ladjoint quant à lui passa seulement à 300 francs pour lannée.

En 1866, le rez-de-chaussée devenant trop exigu pour faire la classe et lappartement de linstituteur aussi, il fut décidé de construire une grande classe dans la cour derrière la maison.

Par le fait, linstituteur pouvait agrandir son appartement avec le rez-de-chaussée et les élèves jouissaient dune classe bien plus grande et bien éclairée.

(les normes; il avait été étudié par «les penseurs des écoles» quil fallait entre 1,25 à 1,50m² par élève dans les classes et ainsi quun volume correspondant à 5 m³ dair par élève).

Les conditions dapprentissage sur une seule classe avec deux instituteurs et plusieurs sections étaient telles que le conseil vota en 1882 une enveloppe de 450 francs pour construire une cloison vitrée afin de créer deux classes distinctes.

Le 18 novembre 1883, des fonds sont alloués pour lachat dune armoire du musée scolaire afin dy enfermer les pièces scientifiques. (A.D.11,4E279/1D22)

Ces musées scolaires avaient été instaurés par les hautes autorités nationales.

Le ministère avait bien expliqué aux enseignants quils avaient été créé pour faire «toucher du doigt» les choses des sciences et ne devaient comporter que des échantillons utiles à lenseignement.

Suite à la construction du groupe scolaire/mairie, cette maison fut louée par la mairie à des particuliers.

En 1866, le 12 août, une subvention de 50 francs fut votée pour lindemnité en faveur du maître décole qui dispensera les cours (décole) aux adultes hommes et 25 francs pour la maitresse qui dispensera ces même cours aux adultes femmes (généralement aux jeunes hommes et jeunes femmes). (A.D.11,4E279/1D20)

En 1884, le conseil municipal nomme, suite à larticle 5 de la loi du 28 mars 1882, quatre de ses membres en commission aux écoles ayant pour rôle de surveiller, dencourager et dinciter les familles à envoyer leurs enfants garçons et filles âgés de 6 à 13 ans à suivre lécole primaire afin dapprendre à lire, écrire et compter.

(un de ces enfants, fils dun ouvrier tisseur reçu une bourse après ses études supérieures pour rejoindre lécole de Saint-Cyr).

Cette commission fut composée de messieurs Mandoul Lucien, Embry François, Blanquier Pierre et Baynaguet (de) Amédée.

En 1888, linstituteur en place touchait 1.000francs, ladjoint 700 francs, linstitutrice 914 francs, une somme de 60 francs était versées au bureau de bienfaisance pour la location de lécole de filles et 100 francs dindemnité à ladjoint pour son logement.

Le 30 août 1888, une somme de 17,90 francs pour lachat de livres à lécole de filles à la librairie Bonnafous et 94,30 francs pour la réparation du mobilier scolaire de lécole de garçons.

Les commodités se trouvant à lemplacement du creux à fumier au fond du jardin, le conseil municipal vota 450 francs le 10 décembre 1891, pour la création de 3 latrines.

Une cabine était réservée pour linstituteur et deux autres pour les élèves. (A.D.11,4E279/1D23)

En novembre 1892, la gratuité des fournitures scolaires est votée par le conseil municipal pour tous les élèves des écoles laïques. (A.D.11,4E279/1D23)

En novembre 1894, le conseil vote une indemnité supplémentaire de 50 francs pour un autre instituteur adjoint en renfort du premier pour les cours dadultes dont le nombre ne cesse daugmenter.
(A.D.11,4E279/1D24)

En novembre 1896, il est dit que, le nombre de garçons à lécole arrive difficilement à 26, quil existe une école congréganiste de chaque sexe plus une école maternelle et quétant donné que le conseil veut créer une école maternelle, le poste dinstituteur adjoint est supprimé et il est remplacé par un poste dinstitutrice pour la classe de maternelle.

Paiement dune facture pour la fourniture des prix de fin dannée aux résultats à la librairie Gally de Carcassonne.
(A.D.11,4E279/1D24)

Lors de la mise en service du nouveau groupe scolaire/mairie, lancienne maison décole fut louée à un particulier pour 100 francs, délibération de décembre 1905.

Elle fut vendue en 1909 aux enchères par la municipalité.

Cest monsieur Dons Baptiste qui fit la meilleure offre (2.755 francs) .

Le conseil municipal demanda alors lautorisation à monsieur le préfet la possibilité dutiliser le revenu de cette vente pour construire un réservoir complémentaire dune contenance de 2.068 hectolitres «au sol» (parking actuel de lécole maternelle) afin daméliorer lalimentation en eau du village.
(A.D.11,2OP2307 et 2OP2309)


Dès 1904 la mairie-école fut construite avec trois classes et trois appartements de fonction pour les enseignants comme il était d'usage. 

Une classe de garçons, une classe de filles, enfin une classe enfantine ou classe d'asile, ancêtre des maternelles d'aujourd'hui.

 

Lécole de filles, maison de la charité,
l'école de filles et classe enfantine.

Cest par un acte de 1708 que Pierre-Louis de Reich, trésorier général des états du Languedoc, créa une maison (n°01 plan 21) de la charité, un grand jardin pour le potager (n°02 plan 21), plus une grande cour (n°03 plan 21).

Il installa deux sœurs grises de la congrégation de St Vincent de Paul, dans une maison lui appartenant, dota dune rente annuelle de 600 livres au capital de 12.000 livres, à charge de donner les soins, la soupe et le pain aux indigents et dans la mesure où le temps le leur permettrait de faire lécole aux filles pauvres, apert (comme il est dit) au contrat de linstitution.

En date du 13 mars 1763, messire Baynaguet de St-Pardoux, chevalier de lordre royal et militaire de St-Louis et de St-Lazare leur vend une maison attenante pour 474 livres, donnant à lensemble une bonne surface de soins et daccueil.

La même année, les sœurs demandent lexonération de limpôt de la taille.

Les consuls leur accordent cette dérogation du fait de leur dévouement aux indigents de la communauté.

Plus tard en 1780 le comte Jacques-Amable-Gilbert de Baynaguet marquis de Pennautier, compléta lensemble créé par son aïeul dune maison attenante au cers de la première, rue de la machine et lui octroya une troisième sœur.
(A.D.11,4E279/1Q9)

Grâce à cet agrandissement supplémentaire elles purent continuer de faire lécole aux filles et dhéberger la nuit les indigents et les vieillards.

Le 1er avril 1791, des suspicions étant faites sur la gestion des sœurs grises, elles furent tenues, sous huitaine, de fournir létat de leurs comptes.

En mai et après vérification de ces derniers, il fallu se rendre à lévidence quils étaient en ordre.

Le 22 mars 1793, le citoyen Calmet, apothicaire, chimiste et botaniste fut choisit, suite aux recommandations du citoyen Lacroix chirurgien de lhôpital de Carcassonne, pour devenir le pharmacien de la maison de la charité. (A.D.11,4E279/1D17)

Le 17 juin 1793, le citoyen Calmet apothicaire et pharmacien de la maison de bienfaisance donne sa démission, sur quoi, tous les habitants assemblés dans le maison commune ont unanimement délibéré de prendre la citoyenne Julienne Brian, la citoyenne Magdeleine Chanu et la citoyenne Catherine Maynié en remplacement du citoyen Calmet.

Le syndic et le trésorier seront destitués de leur charge.

Les citoyennes précitées nétant plus sœurs mais simples citoyennes soccuperont de la maison de charité et de bienfaisance. (A.D.11,4E279/1D17)

Au nombres de trois donc, la citoyenne Julienne Brian (sœur supérieure) institutrice de filles, puis la citoyenne Magdeleine Chanu (sœur) et la citoyenne Catherine Magnin (sœur) en 1798.
(A.D.11,4E279/3Q1)

Déclarée possession nationale le 18 thermidor an VI de la République (5 août 1798) les sœurs purent cependant rester prodiguer les soins, donner le souper aux indigents et aux vieillards.

Elles font lécole aux filles «pauvres», les filles dite «riches» allaient quant à elles dans les écoles privées.
(A.D.11,4E279/3Q1)

En 1812, nayant pas voulu se soumettre aux exigences du gouvernement de ne pas servir la messe elles durent quitter létablissement.

Une pétition fut faite pour demander leur maintien mais seuls 40 pétitionnaires votèrent en leur faveur alors que le village comptait 1200 individus dont 300 actifs (taillables, soumis à limpôts).
(A.D.11,4E279/1Q9 & 3Q1)

Déclarée propriété nationale la maison de la charité devint un bureau de bienfaisance laïque.

Une classe déducation primaire de filles vit le jour.

La pharmacie créée par les sœurs fut conservée et gérée par un jeune pharmacien qui accepta la fonction afin de subvenir aux fournitures de remèdes aux pauvres et aux indigents, moyennant une gagne annuelle de 300 livres ainsi quune chambre, un petit cabinet et loctroi dun petit jardin au sein de la maison de bienfaisance.

Les soins furent dispensés par sieur Mazal Jean chirurgien du village (celui-ci habitait dans la maison qui fait langle de la rue Frédérique Mistral, n°3 et la rue Alphonse Daudet).

Les frais étaient réglés annuellement, par la maison de la charité . (A.D.11,4E279/1D16)

Le 10 décembre 1819, avait été la première élection du 1er bureau administrateur de la maison de bienfaisance. Il était composé de 5 membres choisis dans la liste des habitants taillables (soumis à limpôt). (A.D.11,4E279/1D18)

Les locaux restant furent loués en 6 petits logements et les loyers récupérés servirent à subvenir aux indigents par loctroi de nourriture, vêtements et les soins cités au-dessus.

Le bureau de bienfaisance louait aussi des terres lui appartenant et avait une part (1/3) des ventes sur les concessions du cimetière.

Certaines factures existent encore dans les archives (pains, viandes, savates, chaussures, habillement, remèdes, bois de chauffage, chirurgien, apothicaire, inhumations dindigents).

Des travaux furent réalisés en 1844 avec le reliquat des travaux de laqueduc, dirigé par larchitecte monsieur Cayrol.
(A.D.11,4E279/1M5)

En 1850, le conseil est consterné, il nomme une commission afin dinciter les familles à envoyer les enfants à suivre la classe, en effet, cette année là, seules 15 filles vont en classe dont 8 indigentes, mais 64 filles ne la fréquentent pas.

Le 8 février 1852, monsieur Maurel prêtre de la paroisse, lègue 200 francs à la maison de bienfaisance.

Lors dune délibération du conseil municipal du 16 décembre 1874, dirigé par le maire monsieur le vicomte Gaston de Beynaguet, proposa que lécole laïque de filles soit prodiguée par les sœurs congréganistes St Vincent de Paul étant donné que madame Hortance Galinier institutrice de lécole laïque de filles était mise à la retraite.

Le conseil municipale remercia madame Galinier ainsi que sa mère Etiennette qui occupa le poste dinstitutrice adjointe sans avoir cependant perçu aucun traitement.
(A.D.11,2OP2304)

Un projet fut envisagé le 25 juin 1879 pour la construction dune maison décole laïque de filles avec un logement pour linstitutrice, dans le jardin au cers de la maison de bienfaisance où se trouvait déjà la classe de filles, devant lactuelle la place de la machine. (n°4, plan 21)

Ce projet dont les devis sélevaient à la somme de 10.000 francs fut retenu avec laccord de monsieur linspecteur des écoles primaires. Cette structure ne vit pas le jour.
(A.D.11,2OP2307)

Une fosse daisance comprenant 2 WC publics et un vidoir de seaux de chambre y fut construit en mars 1956. (n°4, plan 21)


extrême ouest de la maison de la charité, anciennement le jardin de celle-ci, où avait été projeté de construire l'école de fille et la classe enfantine en 1879 puis fut construit le wc public en 1956

Entre 1824 et 1890 on trouve dans la série Q, assistance et prévoyance et 1Q, bureau de bienfaisance, des legs en faveur du dit bureau: 1824 de Pierre Coste 2.000 francs, 1826, Bonnery prêtre, legs 3.000 francs, 1827 legs anonyme de 3.000 francs, 1835 Jeanne Aribaud 100 francs, 1838 monsieur de Bermond 2.000 francs, 1852 Jean-Baptiste Maurel prêtre 200 francs, 1890 Pierre Cazaban 5.000francs.

En 1882, proposition de créer une salle dasile (ancêtre des maternelles) laïque digne de ce nom afin de pallier à la garderie (de 10 à 12 enfants) qui se faisait jusquà présent et dans la salle dasile des sœurs congréganistes qui «détournait les jeunes enfants de léducation laïque».

Une délibération du bureau de bienfaisance du 15 novembre 1900 décida de ne plus louer une partie de ses locaux à lécole de filles et ce, à partir de 1902.
(A.D.11,2OP2307)

Le 5 août 1902, le bureau de bienfaisance et le docteur Grousset saccordent pour le prix des consultations données aux indigents, soit 2,80 francs par personne.

Le 2 septembre 1902, les consultations se faisant aussi en dehors du village, le docteur Grousset indique quune augmentation du prix sera pratiquée selon la distance quil devra faire pour la visite du malade.

Le conseil municipal lui accorde une plus-value de 0,30cts de plus par km au delà de 2km.
(A.D.11,4E279/1D24)

Lassistance aux familles indigentes peuplant la commune, village et territoire, pouvant bénéficier de lassistance médicale gratuite, loi du 15 juillet 1893, sélève pour lannée 1906 à 82 (familles) et pour 1907 à 77 (familles). (il faut se rappelé que la grande crise viticole avait débuté en décembre 1905 et les premières manifestations début 1907. (A.D.11,4E279/1D25)

 

L'école libre
des soeurs de la congrégation.

Lécole libre de filles dirigée par les sœurs congréganistes fut construite en 1875 et ouverte en 1877 par les soins et aux frais de la famille de Baynaguet de Pennautier sur un terrain leur appartenant. (A.D.11,2OP2307 et 4E279/1D21)


en bas à droite, l'école libre de la congrégation dirigée par les soeurs de la congrégation et son jardin cultivé par les élèves de l'école

En 1882, cette école comptait 60 élèves filles ainsi que 75 enfants de la salle dasile (maternelle).

Lécole libre de garçons qui vint les rejoindre ne donne pas le nombre des élèves.
(A.D.11,4E279/1D21)

Les bâtiments de cette école comprenant les classes (n°2, plan 18), la maison des sœurs (n°2, plan 18) sont encore bien visibles à langle des rues Guynemer et Jean Moulin.

La cour de récréation et le jardin des sœurs sont en 03 du plan 18.

On peut lire sur un plan du début du XVIIIe siècle que ce terrain était le potager de Messire Pierre-Louis de Reich, Seigneur de Pennautier.

Terrain devant le cimetière vieux et parking nouvellement créé. (plaça conviviénte)

Le préfet par arrêté du conseil détat demande aux maires leurs avis sur les écoles privées.

Le conseil municipal donne un avis défavorable pour la tenue de lécole congréganiste que cette dernière avait formulé en lattente de son maintien sur la commune suite aux article 13 et 18 de la loi du 1er juillet 1901 de son établissement de Pennautier.
(A.D.11,4E279/1D2)

(donner un avis favorable aurait été à lencontre de lutilité publique du projet de maison décole et mairie qui était en voie de réalisation).


à droite, les salles de classe sur deux niveaux, à gauche l'appartement des soeurs

La IIIe République en place, le président du conseil Emile Combes réforme les écoles et interdit les écoles congréganistes.

Celle de Pennautier dû fermer le 1er octobre 1903 ainsi que celle des frères des écoles chrétiennes.

(il est à noter que le projet de la mairie-école prépara cette fermeture car en septembre 1903 un agrandissement à lEst du projet fut voté).

Suite au départ des sœurs qui font lécole aux filles en 1903, le maire (Jean-Antoine Dons) propose de regrouper les classes des deux sexes dans les classes de lécole de garçons (avenue du portail dAmont) et le bas de la maison commune comme dans les années 1840, en attendant le transfert de tous les élèves dans le futur groupe scolaire/mairie en projet. (A.D.11,2OP2304)

Le nombre des élèves de lécole laïque doubla.

Dans les premières années de 1900 la commune se retrouva donc avec une population de 1084 habitants et les élèves de toutes les écoles privées et laïques confondus, comprenant les filles, les garçons et les «enfantins».

Cest 132 élèves (de 6 à 13 ans), soit plus de 44 élèves en moyenne par section que compte la commune. Plus les 90 enfants de 4 à 6 ans des classes enfantines / maternelles.
(A.D.11,2OP2307)

Le groupe scolaire/mairie devenait incontournable et le projet prit une tournure durgence !!!

 

Une école primaire libre de garçons.

Le 24 septembre 1891 le sieur Augussol Lucien né le 16 juin 1840, membre de linstitut des frères des écoles chrétiennes informe le maire et le conseil municipal, quil a lintention douvrir une école primaire privée de garçons dans les salons du château de Monsieur le Marquis qui se trouve inhabité et ce, conforme à larticle n°37 de la loi du 30 octobre 1886. (A.D.11,4E279/1R2)

Il sinstalle en fin de compte dans lécole congréganiste.

 

«LOuvroir». (lécole chrétienne)

Un extrait du registre des délibérations du 18 février 1941 mentionne quune subvention dun montant de 1000 francs + 500 francs avait été accordée à lécole libre de garçons «l’Ouvroir» consentie à monsieur le curé, appuyée par madame la comtesse de Lorgeril et tenue par les religieuses. (A.D.11,2OP2304)


entrée du presbytère actuel, ancienne école chrétienne

Cette subvention avait dabord été refusée car il était impossible de donner une subvention à une école privée.

Mais avec un subterfuge expliqué par les services de la préfecture même, elle a pu toutefois être versée car cette école faisait la garderie enfantine, apportait les soins aux vieillards et indigents (depuis déjà plus de 10 ans).

Par conséquent elle pouvait y prétendre. (A.D.11,4E279/1D28)

 

Quelques noms dinstitutrices et dinstituteurs retrouvé pêle-mêle dans les différentes archives.

1493, Antoine Géli, prêtre et recteur (régent/instituteur) de Pennautier.

1514, Bertrand Calvière est recteur (régent/instituteur). (A.D.11,124J545)

1527, Jean Barthes est prêtre et recteur (régent/instituteur) de Pennautier.

Début XVII° siècle, Bertrand Belloc, prêtre et recteur (régent/instituteur)

Idem, Anthoine Géli, prêtre et recteur (régent/instituteur) (A.D.11,124J872)

Le 01 février 1682, sieur Vitalis Dufour habitant de Pezens devint régent pour les écoliers, aux honoraires de 30 livres pour la gagne que la communauté a laccoutumé de donner.

Le 23 juillet 1694, monsieur Le Vicaire est régent, perçoit 36 livres pour la gagne des écoliers.

Le 29 juin 1716, la communauté se trouve sans régent des écoles, le sieur Falgoux notaire royal de Caux devient « mettre décolle » sous le bon plaisir de Monsieur de Sévin seigneur de Pennautier.

Le 09 aout 1725, sieur Jacques Vialan est régent de lécoles

Le 24 juin 1727/1729, monsieur Pujol est régent de lécole de garçons, en 1729 le gagne sélève à 100 livres annuel.

1753, Pierre Fozenbas, est régent de lécole de garçons.

1755, François Mouniès, est régent de lécole de garçons.

1756, Philippe Laugard, est régent.

1761, Pierre Fozembas.

Avant 1762, monsieur Boyer, régent de lécole de garçons, décédé est remplacé par monsieur Pierre Sicre qui lui-même est remplacé pour cause de maladie en 1763 par monsieur Gaspard Godefroy.

De 1768 à 1776, Estienne Busque du village de Fraïsse est régent de lécole mais en 1776 voulant partir du fait de son âge avancé il laisse sa place à monsieur Tissadon Justin, celui-ci ne sétant pas présenté à son poste, le conseil demande à monsieur Busque de reprendre ses fonctions.

17 juin 1777, monsieur Busque se retire, il est remplacé par monsieur Germain David.

27 décembre 1782, Antoine Germain écrivain est régent de lécole de garçons. Au salaire de 150 livres par an.

11 février 1785, sœur Julienne Brian, école des filles pauvres.

13 aout 1788, retour de monsieur David Germain en remplacement de sieur Germa qui va exercer ailleurs.

1798, Sœur supérieure Julienne Brian, institutrice de lécole des filles.

Avant 1804, monsieur Guillaume Fraissé, instituteur de lécole de garçons.

Après 1804, monsieur Germain David.

Sept 1831, monsieur Malric jean, instituteur de lécole de garçons.

Mai 1832, monsieur Malric Jean et monsieur Gros Pierre furent instituteurs, mais seul monsieur Gros resta car monsieur Malric navait que 6 ou 7 élèves, les parents préféraient garder leurs enfants aux champs et ateliers ou les emmenaient directement à lécole à Carcassonne. (A.D.11,4E279/1D18).

1833 à 1836, monsieur Pierre Gros.

Avant 1838, mademoiselle Compriste.

1839, sœur Hortance (mademoiselle Pennavaire).

1843, mademoiselle Allau Pauline.

1847, monsieur Antoine Rigaud instituteur de lécole privé de garçons.

1849, monsieur Jean-Pierre Gros.

1850, monsieur Jean-Pierre Mayreville.

1874, monsieur Biscan Pierre, instituteur adjoint de lécole laïque de garçons.

1882, mademoiselle Fort.

1883, mademoiselle Elisabeth Laffages.

1888, monsieur Lestrade, instituteur.

1931, madame Médus jeanne est nommé femme en charge de lécole enfantine communale laïque.

1960, monsieur Crémade Jean, instituteur, mesdames Crémade Renée, Rivière Magdeleine, Raymond Henriette.

1961, madame Laffage Janine, aide-institutrice de maternelle.